Protection et participation pour la paix

Protection et participation pour la paix. Construire une paix inclusive, sans violence et protectrice des libertés fondamentales en Colombie.

L’élection du candidat du Centre Démocratique Ivan Duque, à la tête de l’État, le 17 juin 2018 a fait surgir de grands questionnements aux niveaux national et international sur le sort des Accords de paix de la Havane signés  entre le gouvernement de Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC. En effet, le Centre Démocratique est un parti politique organisé autour de la figure de l’ancien président Alvaro Uribe Vélez, qui s’est dédié au cours des dernières années à mener une opposition farouche au processus de paix.
La tâche de « consolider la paix » implique une action patiente, volontariste et décidée de la part des mêmes acteurs de la société civile qui ont défendu corps et âme la sortie du conflit armé ces dernières années. Ces derniers sont toujours prêts à s’engager pour que les Accords soient intégralement respectés. Toutefois, plusieurs graves difficultés pour leur mise en application sont à relever : 1) Les inégalités socioéconomiques et la pauvreté ; 2) La faiblesse et la corruption des institutions de l’État, en particulier au niveau régional/municipal, et 3) la persistance des menaces et attaques contre la vie et la liberté des membres d’organisations sociales et des défenseurs/euses des droits humains. C’est bien cette dernière difficulté - celle de la violence alarmante qui s’abat sur le mouvement social et les organisations des droits humains - qui demande aujourd’hui l’action la plus urgente. En mars 2018, le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits humains (OACNUDH) a relevé que durant l’année 2017, 441 attaques ont été enregistrées, incluant 121 assassinats, 41 tentatives d’assassinat,

Ce projet mené avec le CSPP vise à apporter protection et accompagnement aux leaders sociaux, membres des communautés et d’organisations sociales, victimes de menaces, d’atteinte à leur vie ou à leur intégrité physique, de détention arbitraire et/ou de poursuites pénales à des fins de persécution, et ainsi permettre qu’elles et ils puissent continuer leur lutte pour la défense des droits humains et la promotion de la paix dans les différentes régions du pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

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