ACTIVITES EN SUISSE

Évènements et actualités en lien avec la situation des droits humains en Colombie

Erika Isabel Prieto Jaime est visée par un mandat d'arrêt, émis d'après des accusations fondées sur une "source humaine" et des rapports de renseignements de l'armée nationale colombienne. Elle est actuellement réfugiée chez des communautés avec lesquelles elle fait un travail de défense des droits humains . Elle attend pour aller au bureau du procureur, que des garanties lui soit fournies : "que les droits fondamentaux de liberté et de présomption d'innocence soient respectés, que le procès soit équitable et que la détention préventive ne soit pas abusive".

Le communiquée officiel et une recherche de signatures de soutien :

https://www.congresodelospueblos.org/denuncia-erika/

 

Vous trouverez joint en pdf, le communiqué en français.

PDF icon erika cdp 2 pdf.pdf

"Nous, les soussignés, citoyens du monde, organisations internationales et de solidarité, face à la grave situation humanitaire que connaît la Colombie, sur la base de pactes et accords internationaux, nous demandons au gouvernement colombien de garantir la vie des dirigeants sociaux, ainsi que les droits à la liberté d’expression et d’organisation. Toutes les 41 heures un dirigeant social est assassiné en Colombie"

La pétition à signer en ligne.

En pdf le texte de la pétition en français.

PDF icon Basta_ya_!_fr.pdf

Notre partenaire local le CSPP a publié un rapport sur la criminalisation des personnes qui défendent les droits humains en Colombie. Ils observent par exemple que 74% de ces cas sont liés à des enjeux de préservation du territoire.

"La Colombie est l’un des pays les plus dangereux au monde pour les personnes  qui  défendent  les  droits  humains.  L’augmentation  des  attaques  et  des atteintes à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté des défenseur(e)s est alarmante. Depuis 2012 jusqu’à ce jour, il y a eu en moyenne 33,5 menaces par mois contre des défenseur(e)s, 3,5 attentats, 7 défenseur(e)s tué(e)s11 et 3 cas de poursuites judiciaires12.La criminalisation par l’utilisation abusive du droit pénal est une des formes d’agressions, d’attaques et d’obstacles que rencontrent les défenseur(e)s en Colombie, mais elle est souvent occultée."

Le pdf se trouve en pièce attachée et est également lisible et téléchargeable ici. Les pages 17 à 23 proposent un résumé analytique en français.

Ici, vous trouverez le rapport sous forme d'une infographie très bien faîte et très récemment mise en ligne.

PDF icon LA JUDICIALIZACION WEB (1).pdf

Les arrestations arbitraires contre les leaders sociaux continuent en Colombie. Le 15 décembre trois militants paysans membre du Congrès National Agraire et du Congreso de los Pueblos ont été arrêtés accusés, sans preuve, d'appartenir à la guérilla. Cette pratique devient une stratégie courante pour casser les dynamiques militantes locales et effrayer les militant-es. Dans la plupart des cas les personnes arrêtées dans ce type d'affaire sont libérées, libres de toute charge après plus de deux ans de prison.

Les trois miliitants ont été libéré le 22 décembre contre l'avis de la police et du procureur, mais la procédure pénale à leur encontre se pousuit.

 

L'action urgente à signer pour protester contre ces arrestations.

La description des militants arrêtés, et une autre pétition à signer aussi

Un texte en espagnol sur la situation

article : De la défense du territoire à la prison

Notre partenaire local, le Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques, a reçu le Prix National des Droits Humains (Premio Nacional de Derechos Humanos Colombia, @PremioNalDDHH), dans la catégorie ONG ou collectifs.
Ce prix récompense les personnes et expériences qui dans l'année ont professionnellement ou bénévolement promu la garantie et la protection des Droits Humains. Il est attribué par l'ONG suédoise Diakonnia, l'Église suédoise avec le soutien du gouvernement suédois.

Le CSPP déclare "Es un reconocimiento que nos impulsa a seguir con nuestro trabajo en defensa de la Paz, la democracia y los derechos humanos en Colombia"

Félicitation au CSPP qui effectue un travail titanesque au quotidien malgré tous les risques que cela comporte.

La 22ème édition du Festival FILMAR en América Latina se déroulera du 20 novembre au 29 novembre 2020.

Suite aux mesures adoptées par les autorités genevoises dimanche 1ernovembre, le festival FILMAR en América Latina se voit dans l'obligation de repenser sa 22e édition. Les projections en salle n'auront pas lieu, ainsi que les événements publics en marge de celles-ci. Une sélection de films sera visible en ligne sur filmingo.

« Notre priorité reste la diffusion du cinéma latino-américain sur les écrans genevois. Nous avons donc opté pour le maintien, en ligne, de notre 22e édition. Cette option permettra au plus grand nombre de visionner une partie de la sélection 2020 et de continuer à soutenir le cinéma latino-américain indépendant.  Le programme sera accessible sur notre site filmar.ch »    Vania Aillon – Directrice de FILMAR

Turpial est à nouveau partenaire de ce magnifique festival qui sera une fois de plus riche et passionant : fictions, documentaires, restrospectives...

Nous vous invitons donc à profiter des œuvres cinématographiques d'Amérique latine qui seront mises en ligne et, ainsi, de continuer à soutenir le cinéma latinoaméricain indépendant.

Programme complet sur le site : http://filmaramlat.ch/

Parution du numéro de novembre de "La Piedra, Bulletin d'informations et d'analyses sur l'extractivisme ici et en Colombie", publié par le Pasc (Projet accompagnement solidarité Colombie).

Nos amies du Québec continuent de publier leur bulletin d'information sur les droits humains en Colombie et au Canada, autour de l'extractivisme et au-delà.

La Piedra novembre 2020

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, dans le quartier de Santa Cecilia à Bogota, Javier Ordoñez a été assassiné par la police. Arrêté, étranglé et immobilisé au sol, il a subi au moins 11 décharges de taser. La vidéo de cette arrestation a terriblement choqué la population, les citoyens ont réagi avec indignation et ont manifesté dans l'après-midi et la nuit de ce mercredi dans plusieurs villes du pays. La journée a montré plus de brutalité policière et 7 personnes ont été tuées. Les manifestations continuent les jours suivant. (Pasc)

Déclaration en français des organisations sociales colombiennes

Action urgente des organisations sociales, actualisée le 11 septembre, en espagnol

Rapports de Defender la libertad es asunto de todas : 9 septembre, 10 septembre 1, 10 septembre bulletin 3

Mario Paciolla, italien (1987-2020) était volontaire dans "la mission de vérification de l'ONU pour le processus de paix en Colombie" et il avait été actif plusieurs années en Colombie au sein de PBI (Peace Brigades International). Il a été retrouvé pendu dans sa chambre, le 15 juillet. Dans un premier temps, les autorités colombiennes ont parlé de suicide, mais récemment l'autopsie et le début d'enquête faites en Italie permettent à la justice italienne de sérieusement douter de cette conclusion, la procureure italienne émet l'hypothèse d'un assassinat.

Voici un article en espagnol du quotidien colombien El Espectador, 

ainsi qu'un dossier en plusieurs langues avec notamment une pétition à signer pour aider à trouver la vérité sur les circonstances qui ont mené à la mort de Mario Paciolla

A la suite des exactions commises par les forces de l’ordre lors des manifestations de novembre 2019, et en général, notre partenaire le CSPP et d’autres organisations civiles ont présenté une requête devant la Cour Suprême contre ces agissements. Le 23 septembre, la Chambre de cassation civile de la Cour suprême de justice a garanti le droit de toute personne de manifester et le devoir des autorités d’empêcher, prévenir et punir l'intervention systématique, violente et arbitraire de la force publique contre les manifestations et autres actes de protestations ».
La cour suprême a ordonné :
(i) Que le Ministre de la Défense présente des excuses pour les excès de la force publique, en particulier l'ESMAD, lors des manifestations qui ont eu lieu le 21 novembre 2019,

(ii) ordonner aux membres du gouvernement de maintenir la neutralité lors de manifestations non violentes, même si elles visent à remettre en question leur propre politique,

(iii) mettre en place un groupe de travail pour restructurer les lignes directrices sur l'usage de la force dans les manifestations avec la participation des citoyens et édicter des règlements en la matière conformes aux normes internationales et constitutionnelles,

(iv) concevoir un protocole d'actions préventives, d'accompagnement et de suivi de la réaction, de l'utilisation et de la vérification de la force légitime de l'État et de la protection du droit de manifester pacifiquement des citoyens, y compris des rapports publics et soutenus en cas d'attaques contre la vie et l'intégrité personnelle,

(v) publier un protocole permettant aux citoyens et aux organisations de défense des droits de l'homme d'effectuer des vérifications en cas d'arrestations et de transferts de personnes lors de manifestations et

(vi) suspendre l'utilisation de fusils de calibre douze pour intervenir dans les manifestations.

Le décret

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