Pour la défense des droits humains et des libertés en Colombie

La Cour suprême de justice protège les manifestants contre les agissements de la police

A la suite des exactions commises par les forces de l’ordre lors des manifestations de novembre 2019, et en général, notre partenaire le CSPP et d’autres organisations civiles ont présenté une requête devant la Cour Suprême contre ces agissements. Le 23 septembre, la Chambre de cassation civile de la Cour suprême de justice a garanti le droit de toute personne de manifester et le devoir des autorités d’empêcher, prévenir et punir l'intervention systématique, violente et arbitraire de la force publique contre les manifestations et autres actes de protestations ».
La cour suprême a ordonné :
(i) Que le Ministre de la Défense présente des excuses pour les excès de la force publique, en particulier l'ESMAD, lors des manifestations qui ont eu lieu le 21 novembre 2019,

(ii) ordonner aux membres du gouvernement de maintenir la neutralité lors de manifestations non violentes, même si elles visent à remettre en question leur propre politique,

(iii) mettre en place un groupe de travail pour restructurer les lignes directrices sur l'usage de la force dans les manifestations avec la participation des citoyens et édicter des règlements en la matière conformes aux normes internationales et constitutionnelles,

(iv) concevoir un protocole d'actions préventives, d'accompagnement et de suivi de la réaction, de l'utilisation et de la vérification de la force légitime de l'État et de la protection du droit de manifester pacifiquement des citoyens, y compris des rapports publics et soutenus en cas d'attaques contre la vie et l'intégrité personnelle,

(v) publier un protocole permettant aux citoyens et aux organisations de défense des droits de l'homme d'effectuer des vérifications en cas d'arrestations et de transferts de personnes lors de manifestations et

(vi) suspendre l'utilisation de fusils de calibre douze pour intervenir dans les manifestations.

Le décret

Arrestation meurtrière, répression policière et émeutes dans le pays

Dans la nuit du 8 au 9 septembre, dans le quartier de Santa Cecilia à Bogota, Javier Ordoñez a été assassiné par la police. Arrêté, étranglé et immobilisé au sol, il a subi au moins 11 décharges de taser. La vidéo de cette arrestation a terriblement choqué la population, les citoyens ont réagi avec indignation et ont manifesté dans l'après-midi et la nuit de ce mercredi dans plusieurs villes du pays. La journée a montré plus de brutalité policière et 7 personnes ont été tuées. Les manifestations continuent les jours suivant. (Pasc)

Déclaration en français des organisations sociales colombiennes

Action urgente des organisations sociales, actualisée le 11 septembre, en espagnol

Rapports de Defender la libertad es asunto de todas : 9 septembre, 10 septembre 1, 10 septembre bulletin 3

Mort de Mario Paciolla

Mario Paciolla, italien (1987-2020) était volontaire dans "la mission de vérification de l'ONU pour le processus de paix en Colombie" et il avait été actif plusieurs années en Colombie au sein de PBI (Peace Brigades International). Il a été retrouvé pendu dans sa chambre, le 15 juillet. Dans un premier temps, les autorités colombiennes ont parlé de suicide, mais récemment l'autopsie et le début d'enquête faites en Italie permettent à la justice italienne de sérieusement douter de cette conclusion, la procureure italienne émet l'hypothèse d'un assassinat.

Voici un article en espagnol du quotidien colombien El Espectador, 

ainsi qu'un dossier en plusieurs langues avec notamment une pétition à signer pour aider à trouver la vérité sur les circonstances qui ont mené à la mort de Mario Paciolla

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